dimanche 18 février 2024

YEUX

Desert dream - Michael Dolan


AUTEURS

Louis Aragon **
Thibaut Bois
Laurent Cavalier ****
ChatGPT ***
Lise Durand                                                                                       T.S.Eliot *
Paul Éluard ****
Robin Garnier ****
Khalil Gibran ***                                                                                  Vctor Hugo ***
Romain Lasserre ***
Patrick Laurain *****
Marina Mariotti 
Catherine de Monpezat
René-François Sully Prudhomme ****
Rainer Maria Rilke ******
Philippe Sahuc
Nicole Sibille
René Vivien ***
Svante Svahnström

Présenté par
Didier Metenier *
Nanou Auriol **
Svante Svahnström ***
Nicole et Jean Sibille ****
Évelyne Bruniquel *****
Michel Terral ******




LOUIS ARAGON

Les Yeux d'Elsa (1942).

Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire

À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés

Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure

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THIBAUT BOIS

L'Homme et le Chien      (clin d’œil à l’intelligence artificielle)
 
Le progrès seul, est moteur de la civilisation
Mais aussi, cause l'ambivalence de notre situation.
Celle d'un homme, alors affublé,
D'un brave compagnon, un limier
Capable et dompté, à résoudre toute chose.
Apporter le courrier, ou composer une prose.
Force en est que chez l'homme, son intelligence
Se perd, à mesure qu'il en dispense.
Que dans sa fièvre de facilité,
Son savoir contraint sa liberté.
Le chien servait son maître, davantage
Qu'on ne l'eut fait, du temps de l'esclavage,
Toutes ses tâches alors, passèrent par lui.
Ses finances, ses amours, sa propre vie.
Grognant lorsque l'homme, endormi,
Tentait de quitter son lit.
Son confort nécessaire, alors le possédait,
Sa grandeur, valait moins que le programme,
Que son génie, eut créé.
Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme.

……..
 
L'Aigle et le Faucon       (Thème : Les yeux)
 
Le miroir de l'âme révèle bien souvent,
La véritable nature des gens.
Leurs passions, leurs craintes, leur désir.
De ce dernier, savoir se prémunir
Contre ses vices est un grand bienfait.
L'Aigle et le Faucon en montrent les effets.
 
Fier de son œil excellent, Seigneur Faucon
Prétendait, à la chasse, rivaliser
Face à Monsieur Aigle, et même s'aviser
De lui ravir sa noble réputation :
« Voyez, mon cher, combien brillent les cieux,
Parfait pour éclairer le plus grand chasseur. »
« Veillez tout de même, cher prédateur,
À votre sûreté, conseilla l'oiseau majestueux.
Ces terres sont un riche vivier
Pour toutes les créatures.
Les hardies, les féroces, les rusées,
Même les moins pures ! »
Plus prompt au gibier qu'à la prudence
Le Faucon s'acharnait à vive cadence.
Son regard couvrait la forêt, de la lisière
Jusqu'à l'autre bout de la frontière.
Il y trouva un splendide castor
Gras, facile à prendre, et plus encore...
Son ombre fondit, mais vite alors disparut
Couverte par l'Aigle, surgissant de l'inaperçu.
Qui épargna le castor, mais étreignit son rival
L'empala dans ses serres, le mit en éventail.
L'Aigle, ainsi, par semblant de charité
Se livra sans feintes, à la cruauté.
Tragique sort, d'autant qu'il eut averti
Le Faucon, que chasser n'était pas garanti.
Exemple donc, qu'à tort ou à raison,
Rien n'est la vue sans vision.

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LAURENT CAVALIÉ

Quicòm de Roge

Lo clòt es tampat.
Defòra lo solelh.

Los uèlhs son barrats.
L’estela belugueja.

Lo freg es aval,
E la lutz es amont

 

Le tombeau est fermé                                           Dehors le soleil.

Les yeux sont clos.
L’étoile scintille.

Le froid est en bas,
et la lumière est en haut.

 

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ChatGPT

SS: Fais-moi un triolet sur le regard! 

ChatGPT: Bien sûr, voici un triolet sur le regard.

Dans son regard, un monde se déploie,
Étoiles dansantes, secrets enfouis,
Un océan d'émotions en émoi,

Dans son regard, un monde se déploie.
Sous ses paupières, l'amour se construit,
Des mots muets, des promesses de soie,  

Dans son regard, un monde se déploie,
Étoiles dansantes, secrets enfouis.

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LISE DURAND

Je suis très heureuse
Et le vent du sud
Et le vent du nord
Peuvent se moquer
Plus rien ne m'importe.
Fais-moi tes yeux doux
Ou tes yeux tout flou
Qu'importe les fous
De tout je m'en fous.
Si mes yeux te parlent
Si tes yeux sont doux
Du reste du monde
Je me fous, me fous...

Toulouse le 12 janvier 2024

….

Je t'aime
Toi
Et tes yeux
Si bleus
Que même
L'océan
Est jaloux
De tes yeux.
Je t'aime
Toi
Qui es pas
Comme moi
Mais
Qui est bon
Au plus profond
De toi.
Je t'aime
Toi qui as des défauts
Moi qui en ai
Aussi.
Je t'aime
Nos yeux si différents
Un jour
Se sont croisés
Et
Se sont plus
Quittés.
Je t'aime !
                                                                                                                                                                           
                                                                                                                                                                 Toulouse le 12 janvier 2024

…………………………………

T.S.ELIOT   Traduction Didier Metenier et Svante Svahnström

Eyes that last saw in tears

Eyes that last saw in tears
Through division
Here in death's dream kingdom
The golden vision reappears
I see the eyes but not the tears
This is my affliction.

This is my affliction.
Eyes I shall not see again
Eyes of decision
Eyes I shall not see unless
At the door of death's other kingdom
Where, as in this
The eyes outlast a little while
A little while outlast the tears
And hold us in derision

T.S. Eliot Collected Poems 1909-1962
ed. Faber an Faber limited, 2002 (1927)

  

Des yeux tels que dernièrement vus en pleurs

Des yeux tels que dernièrement vus en pleurs
Au travers de la division
Ici au royaume du rêve de l'au-delà
La vision dorée vous apparaît à nouveau
Je vois les yeux mais pas les larmes
Telle est mon affliction

Telle est mon affliction
Des yeux que je ne reverrai pas
Des yeux (si pleins) de décision
Des yeux que je ne reverrai sauf
A la porte de cet autre royaume de la mort
Où, comme dans celui-ci
Les yeux survivent un bref moment
Survivent un bref moment aux larmes
Et nous tiennent en dérision.

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PAUL ÉLUARD

Leurs yeux toujours purs
Jours de lenteur, jours de pluie,
Jours de miroirs brisés et d'aiguilles perdues,
Jours de paupières closes à l'horizon des mers,
D'heures toutes semblables, jours de captivité,

Mon esprit qui brillait encore sur les feuilles
Et les fleurs, mon esprit est nu comme l'amour,
L'aurore qu'il oublie lui fait baisser la tête
Et contempler son corps obéissant et vain.

Pourtant, j'ai vu les plus beaux yeux du monde,
Dieux d'argent qui tenaient des saphirs dans leurs mains,
De véritables dieux, des oiseaux dans la terre
Et dans l'eau, je les ai vus.

Leurs ailes sont les miennes, rien n'existe
Que leur vol qui secoue ma misère,
Leur vol d'étoile et de lumière,
Leur vol de terre, leur vol de pierre
Sur les flots de leurs ailes,

Ma pensée soutenue par la vie et la mort.

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ROBERT GARNIER

Les juives, choeur
Pauvres filles de
Sion,
Vos liesses sont passées;
La commune affliction
Les a toutes effacées.

Ne luiront plus vos habits
De soie avec l'or tissue;
La perle avec le rubis
N'y sera plus aperçue.

La chaîne qui dévalait
Sur vos gorges ivoirines
Jamais comme elle soûlait
N'embellira vos poitrines.

Vos seins, des cèdres pleurants
En mainte goutte tombée
Né seront plus odorants,
Ni des parfums de                                                                                                                                          Sabée,

Et vos visages, déteints
De leur naturel albâtre,
N'auront souci que leurs teints
Soient peinturés de cinabre.

L'or crêpé de vos cheveux,
Qui sur vos tempes se joue,
De mille folâtres noeuds
N'ombragera votre joue.

Nous n'entendrons plus les sons
De la soupireuse lyre,
Qui s'accordait aux chansons,
Que l'amour vous faisait dire,

Quand les cuisantes ardeurs
Du jour étant retirées,
On dansait sous les tiédeurs
Des brunissantes soirées,

Et que ceux-là dont l'amour
Tenait les âmes malades,
Faisaient aux dames la cour
De mille douces aubades,

Contant les affections
De leurs amitiés fidèles
Et les dures passions
Qu'ils souffraient pour l'amour d'elles.

Las ! que tout est bien changé !
Nous n'avons plus que tristesse.
Tout plaisir s'est étrange
De nous, et toute liesse.

Notre orgueilleuse
Cité,
Qui les cités de la terre
Passait en félicité,
N'est plus qu'un monceau de pierres.

Dessous ses murs démolis,
Comme en communs cimetières,
Demeurent ensevelis
La plus grand'part de nos frères.

Et nous, malheureux butin,
Allons soupirer, captives,
Bien loin dessous le matin,
Sur l'Euphrate aux creuses rives,

Où confites en tourment,
Toute liberté ravie,
En pleurs et gémissement
Nous finirons notre vie.


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KHALIL GIBRAN –
Du Premier Regard

 C'est l'instant qui sépare l'enivrement de la Vie et l'éveil, la première lueur qui éclaire les régions intimes du coeur, la première note magique jouée sur la corde d'argent de notre coeur. - C'est le moment fugitif qui défait devant l'âme les chroniques du temps, qui révèle à l'oeil les actions de la nuit et le travail de la conscience. Ce moment-là dévoile au futur les secrets de l'Éternité. Il est comme une graine jetée par Ishtar, déesse de l'Amour, et semée par les yeux du bien-aimé dans le champs de l'Amour, une graine fécondée par la tendresse et mûrie par l'Âme.
 Le premier regard du bien-aimé est pareil à l'esprit qui passait à la surface de l'eau, engendrant le ciel et la terre quand le Seigneur prononça ces mots :« Que cela soit. »

Le message du maïtre - 4
La voie de l’éternelle sagess

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VICTOR HUGO

Les Paupières des Fleurs

Les paupières des fleurs, de larmes toujours pleines,
Ces visages brumeux qui, le soir, sur les plaines
Dessinent les vapeurs qui vont se déformant,
Ces profils dont l'ébauche apparaît dans le marbre,
Ces yeux mystérieux ouverts sur les troncs d'arbre,
Les prunelles de l'ombre et du noir firmament
Qui rayonnent partout et qu'aucun mot ne nomme,
Sont les regards de Dieu, toujours surveillant l'homme,
Par le sombre penseur entrevus vaguement.

Extrait de:
Toute la lyre (1888 et 1893)

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ROMAIN LASSERRE


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PATRICK LAURIN  

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MARINA MARIOTTI            11/01/2024

Tes yeux

Miroirs vivants où se lit la déchirure qui fuit dans les abysses
Ils  hurlent et crient l’impossible dire
Étreignent par la tendre caresse cet autre aimé        infiniment
Chuchotent l’instant de paix pour mieux en retenir la grâce.

Portes de chair qui s’ouvrent pour laisser paraître la profondeur d’une vie,
 Révèlent La joie insouciante de l’illusion et de la beauté
 Enlacent l’aujourd’hui à la ciselure des temps infinis.

Une frontière respectueuse du regard intérieur d’où jaillit l’amour
Et laisse interdit l’insondable sacré.

Tes yeux, mon frère , irisés de lumière          à jamais.

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CATHERINE DE MONPEZAT     

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RENÉ-FRANÇOIS SULLY PRUDHOMME  

Les yeux

À Francisque Gerbault.

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux,
Et le soleil se lève encore.

Les nuits, plus douces que les jours,
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours,
Et les yeux se sont remplis d'ombre.

Oh ! qu'ils aient perdu leur regard,
Non, non, cela n'est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu'on nomme l'invisible ;

Et comme les astres penchants
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent.

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux
Les yeux qu'on ferme voient encore.

Stances et poèmes (1865)

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RAINER MARIA RILKE  

Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d' hommes et de choses,il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s'ouvrant le matin.
il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l'on voyait longtemps approcher, à des jours d'enfance dont le mystère ne s'est pas encore éclairci, à ses parents qu'il fallait qu'on froissât lorsqu'ils vous apportaient une joie et qu'on ne la comprenait pas...à des maladies d'enfance qui commençaient si singulièrement, par tant de profondes et graves transformations, à des jours passés dans des chambres calmes et contenues, à des matins au bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles, _ et il ne suffit même pas de savoir penser à tout cela. Il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d'amour, dont aucune ne ressemblait à l'autre, de cris de femmes hurlant en mal d'enfants, et de légères, de blanches, de dormantes accouchées qui se refermaient. Il faut encore avoir été auprès de mourants, être resté assis auprès de morts, dans la chambre avec la fenêtre ouverte et les bruits qui venaient par à-coups. Et il ne suffit même pas d'avoir des souvenirs. Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d'attendre qu'ils reviennent. Car les souvenirs eux-mêmes ne sont pas encore cela. Ce n'est que lorsqu'ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu'ils n'ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n'est qu'alors qu'il peut arriver qu'en une heure très rare, du milieu d'eux, se lève le premier mot d'un vers.

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PHILIPPE SAHUC SAÜC

Yeux noirs

Очи черные                        (yeux noirs)
    Noir
    Tel qui réchauffe
    De la tasse au cœur
    Tel qui contraste la star
    Aux plus beaux firmaments
Очи страстные                        (yeux passionnés)
    Passion
    Où la larme rejoint l’éclat
    Au cœur
    Où la mort rejoint le vif
    Ravive encore
Очи жгучие и прекрасные                (yeux de ravage et de beauté)
    Ravive ravage et sublime beauté
    Quand la vague fureur de toute la mer des mondes
    S’incline
    A l’oeil
Kак люблю я вас                        (combien je vous aime)
    Oh combien
    J’ai chauffé, pleuré, ri,
    Cueilli, accueilli, recueilli
    Décueilli à mon œil
    D’aimi*                                *j’aime, en occitan
Kак боюсь я вас                        (combien je vous redoute)
    Et la crainte
    Du s’il n’était possible
    Et la peur
    Du s’il n’était déjà décidé
    Parfois m’a
    Aveuglé
Знать, увидел вас я в недобрый час !    (je sais, je vous ai vus au mauvais
    Savoir d’yeux                                moment)
    Saveur d’aveux nullement avenue
    Nos yeux s’étant mirés à cieux fermés.           

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NICÒLA  SIBILLE

Los meunes uèlhs

Enfonsats darrièr de lunetas
Los meunes paues pichons uèlhs marrons.
De facia e tot alentorn d’eles,
Sièis parelhs d’uèlhs blus,
Bèlses e blus,
Blus e bèlses !
Qual sap se vesiam totis lo metèis mond ?
Qual sap se nos poriàm comprener ?
Qual sap se nos poiriàm aimar ?
L’escur o la lutz ?
Severitat o doçor ?
Duretat o amor ?
Calià aprener a esser desparièrs…

Febrièr de 2024

Mes yeux

Enfoncés derrière les lunettes
Mes pauvres petits yeux marrons.
En face et tout autour,
Six paires d’yeux bleus,
Beaux et bleus,
Bleus et beaux !
Qui sait si nous voyions le même monde ?
Qui sait si nous pourrions nous comprendre ?
Qui sait si nous pourrions nous aimer ?
L’obscurité ou la lumière ?
Sévérité ou douceur ?
Dureté ou amour ?
Il fallait apprendre à être différents…

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RENÉ VIVIEN

Tes yeux bleus, à travers leurs paupières mi-closes,
Recèlent la lueur des vagues trahisons.
Le souffle violent et fourbe de ces roses
M’enivre comme un vin où dorment les poisons…

Vers l’heure où follement dansent les lucioles,
L’heure où brille à nos yeux le désir du moment,
Tu me redis en vain les flatteuses paroles…
Je te hais et je t’aime abominablement.

…………………………..

SVANTE SVAHNSTRÖM   

Rayon vert

Il faut parler du coucher
Avant le mien celui du soleil
Son oreiller liquide est large et bleuissant
Ce soir son chevet se montre serein
Pas de remous sous son menton
La face tiédit
et son haleine déteint fruitée
sur le papier peint derrière le lit
qui mue de banane en abricot framboise cerise puis myrtille
Il se détache
laisse en suspend ses crins altocumulus
débranche la veilleuse
Quand s’affale sa paupière
il me jette en clin d’œil ultime
un éclair figue verte
Son fameux rayon m’a enfin visé
J’attends quelques heures
pour éteindre ma propre veilleuse
Matinal plus que moi
le soleil a réglé son radio-réveil sur la fréquence Aurore
 

 

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